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Comment trouver du travail au Japon ? | Motivist Japan

Avec un visa d’étudiant, on peut travailler jusque 28 heures par semaine (et même 40
heures pendant les vacances de longue durée).

Mais comment faire pour travailler au Japon après y avoir étudié le japonais ?

Ou tout simplement pour pouvoir travailler au Japon sans avoir à passer par la case « Ecole de japonais » ?

 

Le sésame : le « Certificate of Eligibility »

Que vous cherchiez du travail au Japon de votre pays, ou que vous ayez passé 3 mois, 6 mois ou 1 an dans une école au Japon, pour travailler au Japon, il faut impérativement un visa de travail. Pour l’obtenir, comme pour le visa d’étudiant, il faut préalablement faire une demande de « Certificate of Eligibility » au bureau de l’immigration, au Japon. Votre futur employeur s’en chargera. C’est ce qu’il faut retenir ici : vous devez trouver un employeur suffisamment motivé à vous engager pour qu’il déploie le temps et l’énergie pour vous « sponsoriser » et faire les démarches. Alors comment s’y prendre ?

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Un très bon niveau de japonais : la première clé pour décrocher un emploi au Japon

La meilleure chose à faire pour trouver du travail est d’apprendre le japonais et d’atteindre un très bon niveau. Avec un niveau JLPT N2, le marché du travail japonais s’ouvrira à vous. Le simple fait de parler le français – en plus du japonais, donc – sera un atout considérable. Et c’est bien là la raison pricipale qui motive les jeunes à s’inscrire dans des écoles de japonais : faire carrière au Japon.

JLPT

Mais est-ce suffisant de parler le japonais ?

Et pour ceux qui ne parlent pas japonais, est-ce impossible de trouver du travail au Japon ?

 

Avoir une expérience et/ou des compétences spécifiques

Si parler le japonais couramment vous donnera un avantage certain, ce n’est pourtant pastravailler-Japon une condition indispensable. Dans certains cas, ce n’est même pas nécessaire. En effet, la règle est qu’un visa de travail est délivré à ceux qui ont une expérience significative ou des compétences spécifiques. En d’autres termes, le visa de travail est réservé à des postes qualifiés. Par exemple, vous n’obtiendrez pas de visa de travail au Japon pour être vendeur, ni pour être serveur.

Passons en revue les différents domaines dans lesquels il faut un diplôme de l’enseignement supérieur et/ou une expérience significative. Vous allez voir que certaines catégories sont sans ambiguités, tandis que d’autres laissent place à l’interprétation (nous avons souligné ces dernières) et sont donc susceptibles de concerner beaucoup de personnes.

1. Ingénieurs

2. Docteurs en médecine (à condition d’être habilité à exercer au Japon)

3. Finance, comptabilité, droit

4. Journalistes : il faut être sous contrat avec des médias étrangers mais les journalistes free-lance peuvent être éligibles

5. Artistes, à la condition que l’artiste puisse vivre de ses oeuvres correctement au Japon

6. « Entertainers » : mannequins, comédiens, musiciens, sportifs …

7. « Sciences humaines » : cela peut inclure les « instructeurs », notamment l’enseignement de langues étrangères

8. « Services internationaux » : cela a trait à de nombreuses activités, de l’import-export aux relations publiques, en passant par les services de traduction et d’interprétation et aussi la mode …

9. Postes qualifiés, spécifiques au pays d’origine : comme la catégorie précédente, cela peut inclure des expériences variées, parmi lesquelles il faut noter les métiers de la gastronomie (cuisinier, sommelier, boulanger, pâtissier …).

Vous pouvez le constater, la gamme de ces secteurs laisse la place à de nombreux métiers. Enseigner le français, cuisiner ou être pâtissier, travailler dans l’import export … Les options sont nombreuses. Mais gardez à l’esprit que pour chaque profession, on doit montrer les qualifications ou l’expérience (de 3 à 10 ans selon les cas) correspondantes. Il ne suffit donc pas de s’improviser cuisinier par exemple mais de montrer, en l’occurrence, qu’on a une expérience de plusieurs années (années de formations et de stages incluses).

Pour les personnes « extrêmement qualifiées » (« highly skilled professionals »), un statut particulier leur donne des avantages (visa de 5 ans, conjoint ayant le droit de travailler …). Pour en savoir plus : http://www.immi-moj.go.jp/newimmiact_3/en/index.html

Pour être complets, signalons que les entrepreneurs peuvent bénéficier d’un visa à condition qu’ils investissent à hauteur de 43.000€ (5 millions de Yens).

 

Un mauvais niveau de japonais … pas de diplômes de l’enseignement supérieur … pas d’expérience professionnelle

= zéro chance de trouver du travail ?

En théorie, vous ne pourrez pas trouver de travail au Japon sans diplôme de l’enseignement supérieur ni expérience professionnelle significative. Ni sans parler le japonais. En revanche, gardez à l’esprit deux choses :

1) les sociétés japonaises (les multinationales) cherchent activement à engager des travailler-au-Japonétrangers afin de se positionner sur les marchés étrangers. Parler le français est en soi un atout ! Cumuler français et anglais ou toute autre langue étrangère vous rend évidemment encore plus attractifs sur le marché du travail japonais. Notez en passant qu’à défaut du japonais, l’anglais vous permettra de communiquer au sein de votre société japonaise.

2) pour trouver du travail, il faut avant tout qu’un employeur japonais veuille vous engager. Donc si vos compétences et talents parviennent à convaincre un employeur, il fera les démarches pour vous sponsoriser (obtenir le Certificate of Eligibility et le visa de travail in fine). Cela ne signifie pas faire des faux pour essayer de duper l’immigration – vous vous en doutez : c’est fortement déconseillé. Il s’agit de rassembler un maximum de documents pour établir un dossier solide et convaincre l’immigration que vous allez contribuer au développement d’une société japonaise et donc contribuer à l’économie japonaise. Alors que faire ?

Certaines personnes parviennent à trouver du travail au Japon sans les caractéristiques dont nous venons de parler. Attention, c’est loin d’être facile. Mais persévérance, abnégation et efforts les ont menés au Japon.

Comment, concrètement ? Voici quelques conseils :

. Postulez : n’attendez pas pour envoyer votre CV. Désormais tout se fait « électroniquement ». Envoyez votre CV et « cover letter » (lettre de candidature) à un maximum d'employeurs. Les ressources sont nombreuses (nous y reviendrons prochainement dans un autre poste). Postulez. Apprenez. Ajustez votre stratégie. Engrangez de l’expérience.

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Construisez vos réseaux au Japon

. Travaillez : Ne restez surtout pas inactifs. Etre actif donne le moral ! Ensuite, travailler vous permet d’économiser pour votre futur départ. Et vous cumulez l’expérience qui, justement, pourra vous être utile. Enfin, les « trous » dans les CV sont très mal vus par l’immigration.

. Construisez des réseaux au Japon : réseaux sociaux, amis d’amis d’amis … Construisez vos réseaux au Japon. C’est peut-être de là que viendra votre travail. Certains même sont tellement convaincants que leur futur employeur crée un poste pour eux.

Et surtout :

. Profitez de cette période pour étudier le japonais. C’est simple : en améliorant votre niveau de japonais, vous augmentez vos chances de trouver du travail. Profitez donc de votre temps libre pour étudier le japonais.

 

En résumé

La grande majorité de ceux qui veulent vraiment faire leur vie au Japon et donc y faire carrière prévoient d’apprendre tout d’abord la langue. C’est le passage quasiment obligatoire qui vous permettra non seulement d’apprendre la langue mais aussi la vie au Japon, la manière de travailler et de faire des affaires. Et vous commencerez à y construire des réseaux. Avec une bonne expérience professionnelle et/ou des compétences spécifiques, il est toutefois possible de trouver du travail au Japon. Tout est possible mais dans tous les cas, nous vous conseillons d’apprendre le japonais !

頑張ってください (^ω^)!